
LA CATHARSIS
C'est à Henri Laborit, éminent scientifique français, que l'on doit la mise en évidence que l'inhibition de l'action constitue la base de la plus part des troubles de la santé.
C'est l'inhibition de l'action qui, chez l'humain, suscite le phénomène d'occultation (oubli d'un événement désagréable).
Nous nous trouvons inhibés dans une situation stressante (voir traumatisante) de
la vie, lorsque nous ne pouvons trouver en nous la force de fuir ou de changer celle-
L'impossibilité d'agir, soit en modifiant, soit en fuyant la situation stressante, crée une impuissance qui va se répercuter sur l'équilibre de notre système nerveux, endocrinien et immunitaire.
L’ inhibition de l’ action a pour conséquence de maintenir une quantité d’ énergie émotionnelle dans le corps et l’ appareil psychique. Suivant l’ importance du choc lié à l’ événement, l’ humain dispose d’ un mécanisme de défense particulier qui est celui de l’ occultation.
Un sujet occulte pour protéger son équilibre physique et psychique. En une fraction de seconde, il peut rayer de sa conscience un événement physique et moral traumatisant s'il est incapable de l'accepter ou de le comprendre.
A partir du moment où quelqu'un a trouvé une fois l'oubli en occultant le même processus pourra se reproduire pendant de très nombreuses années, chaque fois que la tension émotive sera trop forte.
Il existe au moins trois catégories d'événements traumatisants :
1 -
2 -
3 -
C'est dans cette dernière catégorie que se retrouvent les principales causes des occultations. Une majorité de patients a soit été abusé sexuellement durant leur enfance, soit a été témoin de scènes auxquelles ils n'auraient pas dû assister ou ont entendu des choses qu'ils n'avaient pas les moyens d'interpréter correctement vu leur jeune âge.
Par exemple, un enfant qui entend sa mère gémir pendant qu'elle fait l'amour avec son père et qui le lendemain la voit embrasser son "bourreau", est aux prises avec un double message qui peut éveiller des émotions trop intenses qu'il occultera pour retrouver la paix de l'esprit.
La plupart des traumatismes enfouis dans le subconscient sont comme des mines oubliées
qui peuvent exploser, quelques mois ou quelques années plus tard, si un "événement-
D’ autres événements occultés, dont l’ intensité de la charge refoulée est trop importante, n’ auront pas besoin de ce rappel, mais déclencherons spontanément une pathologie.
Ainsi, beaucoup de problèmes de santé -
L’ objectif est de rétablir le lien entre le subconscient et la conscience pour permettre l’ intégration des événements occultés par assimilation et expression du contentieux affectif.
On a démontré empiriquement que c'est en ''revivant'' les événements occultés en les ramenant au niveau du "conscient", dans des conditions précises, que les symptômes disparaissent et que la guérison intervient.
Le catharsiste invite le patient à se mettre dans un état de relaxation. Il s'agit en fait d'un état modifié de conscience auquel il accède en visionnant des images spécialement préparées à cet effet. Ainsi, moins bridé par le conscient, le subconscient peut se manifester. Le patient est amené à visualiser une sorte de tunnel, son tunnel, dont les éléments symboliques fournissent des indications précises. Dans son tunnel, le patient voit un certain nombre de portes que la thérapie consiste à ouvrir l'une après l'autre. Chacune mène à une ou plusieurs scènes du passé dont le patient reprend connaissance et dont il revit toute la charge émotive. Lorsqu'une porte a livré tous ses secrets, elle tombe ou disparaît du tunnel.
Cependant, certaines personnes sont moins visuelles, ou ont été amenées à ne « plus voir » à la suite d'un choc émotif. Le catharsiste a alors recours aux ''chakras'' qui sont des centres énergétiques bien connus des Hindous.
Au nombre de sept, ils canalisent une énergie spécifique, et influent directement sur notre vie psychique et physique. Chacun correspond à un type particulier d'émotions et d'instincts qu'il a à charge de gérer.
En interrogeant le patient en état modifié de conscience, le catharsiste peut savoir lequel cherche à s'exprimer et connaître ainsi le niveau de préoccupation du subconscient.
Par exemple, une personne pourra ressentir une oppression sur les poumons, où une tension dans le ventre. Le travail va consister à contacter le subconscient et permettre ainsi de faire émerger les situations centrales qui sont à la racine du malaise, en remontant jusqu'à l'événement le plus ancien.
Le catharsiste ne fait qu'aider le sujet à renouer avec des souvenirs ou des sensations
qui sont totalement oubliés et qui sont à la source de son malaise actuel : en fait,
c'est le patient qui se guérit lui-
On peut comparer cela avec une digestion qui se serait bloquée. La catharsis, par l'intermédiaire du subconscient, va réactiver le processus naturel et spontané de digestion et permettre ainsi d'expulser, d'exprimer, d'éliminer ce qui était enkysté, tout en favorisant l'assimilation et l'intégration des éléments constructifs.
Ce n'est pas le souvenir lui-
Cependant, en état de relaxation, la conscience du patient reste à l'oeuvre : elle lui permet de conserver la distance face à la situation.
Revivre un traumatisme n a de sens que s'il peut être intégré et assimilé. Pour qu'il y ait cette dimension intégrative essentielle au processus thérapeutique, trois conditions importantes doivent être respectées :
1 -
En état de relaxation, la conscience du patient reste à l'oeuvre : elle lui permet de conserver la distance face à la situation. Réinterprétés à l'expérience de la maturité acquise avec les années, ces événements, quelques traumatisants qu'ils aient pu être sur le coup, peuvent enfin être assimilés. L'individu se réapproprie un vécu qui peut alors s'inscrire dans la continuité de sa biographie, de son histoire personnelle.
2 -
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C'est le subconscient qui est (et doit être) le maître de la démarche puisque lui seul sait ce que le conscient ignore; il est indispensable que son rythme ne soit pas faussé par d'intempestives interventions. Les désoccultations/intégrations successives doivent se produire dans l'ordre des priorités connues seulement du subconscient et cet ordre, non chronologique, est déterminé par l'importance relative des charges émotives. Dès lors, toute suggestion risquerait de perturber la démarche et même de la faire avorter. C'est pourquoi l'hypnose, donc la suggestion, n’ est pas utilisée.
Lorsque la thérapie touche à son terme, le patient en est le premier informé qu'il ait eu accès ou non à son tunnel. En effet, contrairement à la majorité des psychothérapies, la catharsis permet de savoir quand la démarche est terminée. C'est l'une de ses importantes originalités : la guérison finale est annoncée par la "sortie" dans un paysage dont les caractéristiques, très précisément inventoriées, sont constantes.


